Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/293

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HUITIÈME PARTIE


I


Après les fiançailles du prince André et de Natacha, Pierre, sans aucune cause apparente, sentit tout à coup l’impossibilité de continuer la vie qu’il menait. Malgré ses convictions fermes en la vertu que lui avait révélée son bienfaiteur, malgré la joie qu’il avait éprouvée les premiers temps de son travail intérieur de perfectionnement, auquel il s’était adonné avec tant d’ardeur après les fiançailles du prince André avec Natacha et la mort de Joseph Alexéiévitch, dont il reçut la nouvelle presque en même temps, tout à coup le charme de cette vie passée disparut pour lui ; il ne lui restait que le squelette de cette vie : sa maison avec sa brillante femme qui jouissait maintenant des faveurs d’un personnage très important ; ses rela-