Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/319

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IV

La princesse Marie, assise au salon, écoutait sans rien comprendre les racontars et les conversations des vieux. Elle se demandait seulement si les hôtes ne s’apercevaient pas des manières hostiles de son père envers elle. Elle ne remarqua même pas les attentions particulières et les amabilités que, durant tout le dîner, lui témoignait Droubetzkoï qui venait à la maison pour la troisième fois.

La princesse Marie, d’un regard distrait, interrogateur, s’adressait à Pierre qui, le dernier, le chapeau à la main, le visage souriant, s’était approché d’elle après le départ de son père, et tous deux il restaient seuls au salon.

— Peut-on encore rester ? dit-il en laissant tomber son gros corps sur une chaise près de la princesse Marie.

— Oh oui ! dit-elle. Son regard disait : « Vous n’avez rien remarqué ? »