Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/378

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XIII

Le comte Ilia Andréiévitch emmena ses filles chez la comtesse Bezoukhov. Il y avait beaucoup de monde à la soirée, mais toute la société était presque inconnue à Natacha. Le comte Ilia Andréiévitch remarqua avec mécontentement que toute cette société était principalement composée d’hommes et de dames connus pour la liberté de leurs allures. Mademoiselle Georges, entourée de jeunes gens, se tenait dans un coin du salon. Il y avait quelques Français, et parmi eux Métivier, qui, depuis l’arrivée d’Hélène, était le familier de sa maison.

Le comte Ilia Andréiévitch décida de ne pas se mettre aux cartes, afin de ne pas s’éloigner de ses filles, et de partir aussitôt que mademoiselle Georges aurait déclamé.

Anatole, près de la porte, attendait évidemment l’entrée des Rostov. Ayant salué le comte, aussitôt