Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/170

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XXI


AVANT LA MAZURKA


— Ah ! il y aura des danses, il paraît qu’on va danser chez vous, — dit Serioja en sortant du salon et en tirant de sa poche une paire de gants de peau tout neufs, — il faut mettre ses gants.

« Comment faire ? Nous n’avons pas de gants », pensai-je. — « Il faut monter en chercher ».

Mais j’eus beau fouiller dans toutes les commodes, je ne trouvai dans l’une d’elles que nos gants de voyage en laine verte, et ailleurs un gant de peau qui ne pouvait absolument pas me servir : premièrement, parce qu’il était vieux et sale, et, deuxièmement, parce qu’il était trop grand et qu’il y manquait le troisième doigt, coupé depuis longtemps déjà par Karl Ivanovitch, quand il avait eu mal à la main. Cependant, j’enfilai ce reste de