Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/96

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cela seul que le public trouvait tel. Dieu sait s’il avait quelques convictions morales ? Sa vie était si pleine d’entraînements de toutes sortes, qu’il n’avait pas le temps de se la tracer, et il était si content de la vie, qu’il n’en éprouvait aucune nécessité.

En vieillissant, chez lui se formèrent des opinions fixes sur les choses et des principes immuables, mais uniquement au point de vue pratique : il croyait bons tous les actes et toutes les manières de vivre qui lui donnaient de la joie ou du plaisir, et il pensait que tout le monde devait faire ainsi. Il contait avec beaucoup de vivacité, et ce don augmentait, il me semble, l’élasticité de ses principes. Il était capable de considérer le même fait soit comme la plus aimable plaisanterie, soit comme la dernière des lâchetés, et d’en parler de l’une ou de l’autre façon.