Page:Tolstoï - Polikouchka.djvu/187

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vous que je me perds… et e’est pourquoi je vous donne des cadeaux !

— Il a peut-être une mère, lui aussi ! fit quelqu’un dans la foule… Quel simple garçon ! Malheur !

Aliokha releva la tête :

— Oui, j’ai une mère, dit-il, et un père aussi… Ils ne veulent plus me connaître… Écoute-moi, vieille ! ajouta-t-il en saisissant par la main la mère d’Iliouchka. Je t’ai fait un présent, écoute-moi, par N.-S. J.-C. ! Va-t-en dans le village de Vodnoïé, demande la femme de Nikon ; c’est elle qui est ma mère. Entends-tu ? Et dis à cette vieille, à la vieille de Nikon, la troisième isba du coin, près du nouveau puits… Dis·lui qu’Aliokha, son fils… par conséquent… Musicien, recommence… ! vociféra-t·il.

Et il se remit à danser, en murmurant