Page:Tolstoï - Zola, Dumas, Maupassant.djvu/22

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gnie meilleure ni plus charmante, il n’est pas surtout d’auditoire plus sympathique et devant lequel le cœur s’ouvre plus largement, dans le désir d’être aimé et entendu.

Voici, hélas ! que j’arrive à un âge où le regret de n’être plus jeune commence, où l’on se préoccupe de la poussée des jeunes hommes qu’on sent monter derrière soi. Ce sont eux qui vont nous juger et nous continuer. J’écoute en eux naître l’avenir, et je me demande parfois, avec une certaine anxiété, ce qu’ils rejetteront de nous et ce qu’ils en garderont, ce que deviendra notre œuvre entre leurs mains, car elle ne peut être définitivement que par eux, elle n’existera que s’ils l’acceptent pour l’élargir encore et l’achever. Et c’est pourquoi je suis avec passion le mouvement des idées dans