Page:Tolstoï - Zola, Dumas, Maupassant.djvu/53

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De quelque nature que soient les idées pour lesquelles les jeunes gens se donnent des coups de poing, on peut parier qu’ils les combattront un jour s’ils les retrouvent dans leurs enfants. L’âge et l’expérience seront venus.

Nombre de ces combattants et de ces adversaires de l’heure présente se rencontreront, tôt ou tard, dans les chemins de traverse de la vie, quelque peu fatigués, quelque peu déçus par la lutte avec les réalités, et ils regagneront ensemble la grande route, la main dans la main, en reconnaissant mélancoliquement que, malgré leurs convictions d’autrefois, la terre est toujours ronde, qu’elle tourne toujours dans le même sens et que les mêmes horizons recommencent toujours sous un ciel toujours infini et fermé. Après avoir bien disputé,