Page:Touchatout - Le Trombinoscope, Volume 2, 1872.djvu/74

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réguliers que la comptabilité de M. Haussmann sous l’Empire. — Il est toujours presqu’aussi complétement rasé que la cause bonapartiste. — Nous l’avons dit : c’est un érudit de première force : il connaît toutes les langues, sauf celle dans laquelle écrit Albert Wolff. — Il passe pour un républicain sincère et l’on augure beaucoup des petites pesées prudentes, discrètes et intelligentes qu’il pratique sur les idées, quelquefois un peu rétives au mouvement, de M. Thiers. — Le jour où, ce dernier ayant achevé son œuvre, en nous donnant définitivement la République, le régisseur viendra nous dire : « Mesdames et Messieurs…, la pièce que nous venons d’avoir l’honneur de représenter devant vous, est de M. Adolphe Thiers !… » La France saura faire, dans son cœur, la part légitime et glorieuse, au collaborateur obscur dont le nom ne figurera pas sur l’affiche.

Février 1873.

NOTICE COMPLÉMENTAIRE

DATES À REMPLIR
PAR LES COLLECTIONNEURS DU TROMBINOSCOPE

M. Barthélemy Saint-Hilaire continue à tirer de temps en temps M. Thiers par sa manche, surtout à certains embranchements, où celui-ci manifeste toujours une petite tendance à prendre à droite. — Le... 18..., il est réélu député à une immense majorité. M. Dahirel et beaucoup d’autres le regardent rentrer à la Chambre de l’air vexé particulier aux gens à qui la buraliste de l’Ambigu vient de répondre que tout est loué et qui voient entrer le public muni de coupons, par la grande porte du milieu. — Enfin, il meurt le... 19..., du chagrin de n’avoir pu traduire une page du livre de dépenses de notre mère Eve.


LA BIOGRAPHIE, 15 CENTIMES. — PROVINCE, SOUS BANDE, 20 CENTIMES.

Paris. — Imprimerie F. DEBONS et Ce, 16, rue du Croissant.