Page:Vésinier - Histoire de la Commune de Paris.djvu/319

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mune, avec laquelle le chef du pouvoir exécutif, l’élu des départements soumis à l’occupation étrangère et au joug prussien, ne voulait pas entrer en pourparler, ne lui reconnaissant pas le droit des belligérants.

Les délégués ayant déclaré qu’ils n’avaient reçu aucun mandat de la Commune, et qu’ils se présentaient au nom d’une réunion de citoyens libres et indépendants de toutes relations avec le gouvernement de l’Hôtel-de-Ville, M. Thiers daigna les recevoir, et après avoir écouté l’exposé du but de leur mission il leur répondit :

“ Que des négociations ayant un caractère officiel ne pourront être entamées que s’il était d’abord admis en principe que Paris déposerait les armes.

“ Que pendant tout le temps qu’il sera au pouvoir la République ne sera pas renversée.

“ Que Paris jouira des franchises municipales dans les mêmes conditions que les autres villes de France, conformément à la loi qui sera votée par l’assemblée de Versailles.

“ Que Paris sera placé dans le droit commun, rien de plus, rien de moins.

“ Que la garde nationale sera réorganisée, mais qu’il ne saurait lui confier exclusivement la garde de Paris, ni admettre en principe l’exclusion absolue de l’armée permanente.

“ Que, ne reconnaissant point la qualité de belligé-