Page:Vésinier - Histoire de la Commune de Paris.djvu/418

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parts, les buttes n’avaient pu être sauvées ; elles étaient abordables de front et de flanc, et avaient à faire à des forces beaucoup trop supérieures pour pouvoir résister ; mais on avait du moins paralysé l’effort que faisait l’ennemi pour s’avancer le long des fortifications jusqu’à la porte de Romainville, afin de donner la main à l’armée de réserve de Vinoy, laquelle, partant de la porte de Vincennes, devait venir aussi jusqu’à la même porte de Romainville, de manière à enfermer ce qui restait de l’armée de la Commune dans un cercle de fer et de feu. Une fois que les corps Ladmirault et Vinoy se seraient ainsi rejoints en haut de Belleville, il se seraient portés à l’ouest sur les positions des défenseurs de la Commune, et ils auraient refoulé et rabattu les gardes nationaux comme un gibier sur les corps de Douay et de Clinchant, établis solidement aux abords du canal Saint-Martin et du boulevard Richard Lenoir, afin de les prendre entre deux feux, de les exterminer jusqu’au dernier, et de s’emparer ensuite de la prison de la Roquette, de la place Voltaire et de la mairie du 11me arrondissement, derniers points de défense des partisans de la Commune.

Après avoir fait échouer en partie ce plan du côté des Buttes Chaumont, tous les efforts furent également faits pour en empêcher la mise à exécution du côté du cimetière du Père Lachaise. Malheureusement de ce côté il n’y avait pas une batterie située