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timides conceptions pacifistes et humanitaires, et le communisme, qu’une différence du moins au plus. Ce sont les mêmes prémisses et les mêmes tendances, mais enfin logiques et conséquentes avec elles-mêmes. Elles ne sont plus atrophiées ou embarrassées de germes d’erreurs, ni de formules mal jointes prêtant à tout un jeu d’interprétations. Le Communisme est une application pratique, aux conditions économiques de la vie sociale contemporaine, des vérités éternelles de la raison et de la conscience. Qu’on y réfléchisse avec une franche et forte probité, on verra que toutes les justes revendications libératrices y trouvent leur place naturelle, c’est-à-dire leur vraie vitalité, comme la partie dans le tout. Les révolutionnaires qui se sont, çà et là, dans le déroulement des époques, débattus vainement comme des maudits, étaient, même dans leurs conceptions, embarrassés par les contingences contemporaines. Leur audace et leur « extrémisme » étaient relatifs. L’imitation de leur génie rénovateur ne doit pas se