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PRÉFACE.

Jusqu’à ces derniers temps, pour les études d’histoire et de littérature, on ne s’étoit guère adressé qu’aux ouvrages traitant in extenso de la question historique ou littéraire dont on étoit curieux ; on n’alloit d’ordinaire qu’aux renseignements consacrés, aux sources connues et en évidence, c’est-à-dire aux gros livres, qui ne répondoient pas toujours ; l’on paroissoit à peine se douter que, tout près de ces documents pour ainsi dire épuisés par l’usage, auprès de ces volumes muets, ou ne parlant que pour se répéter, il se trouvoit de simples livrets, de minces plaquettes, tout remplis des faits omis par les grands livres, d’autant plus intéressants, la plupart, qu’ils étoient plus inconnus, et que l’ignorance où l’on étoit même de leur titre leur avoit laissé, après deux ou trois siècles, tout le piquant de la nouveauté.

Le goût des livres rares, qui s’est si bien développé pendant toute la première moitié de ce siè-