Page:Variétés Tome IV.djvu/311

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Le fantastique repentir des mal mariez.
S. l. n. d. In-81.

Si tu te plains que ta femme est trop bonne
L’ayant gardée trois semaines en tout,
Attens un an, et tu perdras à coup
L’occasion de t’en plaindre à personne.

Mais, si elle est malicieuse et fière,
Par bon conseil, ne l’en estime moins :
Je prouveray tousjours par bons tesmoins
Que la meschante est bonne mesnagère.

Si par nature elle est opiniastre,
Commande-luy toute chose à rebours,
Et tu seras servy suivant le cours
De ton dessein, sans frapper ny sans battre.

Si au bourbier menteur elle se plonge,



1. Cette pièce a été donnée par M. G. Duplessis, mais avec quelques retranchements, dans le charmant recueil qu’il a fait paroître sous le titre de Petit trésor de poésie récréative, etc., par Hilaire-Le-Gay. Paris, Passart, 1850, in-32, p. 150. M. Duplessis n’en a pas trouvé la date, mais il la place parmi les poésies du XVIIe siècle.