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paraison de ses aimables vertus avec les défauts de mon époux, répandit encore une plus grande amertume sur ma situation présente.
Mais hélas ! ce n’étoit pas les seuls chagrins dont j’eusse à me plaindre ; une belle-sœur, aussi bizarre que désagréable, demeuroit avec nous au Château, elle avoit la manie de voir le nom de ses ancêtres, assuré à la postérité ; à force de prieres, & des supplications, elle m’engagea à habiter avec cet époux méprisable ; & par complaisance pour sa famille, je mis au monde ces douze enfans[1]. Mon mari quoique présent à mes couches, ignoroit que le Ciel avoir béni notre union d’une si grande fé-
- ↑ Ce trait ne paroîtra gueres vraisemblable, mais l’Auteur assure le Public qu’il est vrai, & qu’il a connu la dame dont il parle.
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