Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/201

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ons 1>1..1c11s. 17I ` _ · RÉFLEXION. _ ` r · Quoique l’action de la poudre enflaminéeisoit d’¤ne_force incompréhensible, on n’a pas laissé de trouvermoyen desoumettrc ses efforts à des règles certaines. Par ,e.z·emple, les canons de toutes espèces et·toutes les armes à feu.don.t_ on se sert , se chargent tontes· avec des quantités de poudre mesurées. " . i - ‘ On a long-temps agi par estimation sur la quan- tité qu’il en fallait pour charger les mines, sans avoir rien de déterminé sur le plus ou le moins i de leur charge, mais à force d’étude et d’expé- u · riencesfaites de ce règne ,‘ on est parvenu a trouè i lisse. · ver les proportions convenables; d’oii.il suit que leur usage peut avoir présentement des règles aussi certaines que celles des armes à feu. C’est de ces expériences plusieurs fois réitérées, qu’on a tiré les connaissances suivantes : I · ' i I. Que _pour·"e11lever imc toise cube de terre Qumé d, commune, il y faut employer I'2, 15 à 18 livres “Q;:‘;‘f_jlf' de poudre; et zo à_ 25 livres pour les grosses mu-• railles solides, et de long-temps rassises; un peu ` plus, unpeu moins, selon que la poudre est bonne, i et que les terres sont plus ou moins fortes. i (1) Les mineurs calculant encore aujourd’l1ui la charge des I _ fourneaux ordinaires qui doivent jouer dans les ÈCPYCSISUP le