Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/229

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Toutes ces mesures étant bien prises et sagement exécutées, il sera bien difficile que l’ennemi se puisse présenter en grosses troupes au soutien, de ces brèches, et encore plus ·qu’il y puisse tenir, non plus qu’à ses retranchemens.

Pour cela, il ne se faut pas presser ni rien en- mug: treprendre étourdiment, mais se conduire selon V-¤h·¤· la dieposition. où on verra les choses, et toujours par les voiesles plus sûres; car- deux lou trois heures de plusou de moins n’avancent ni ne reculent guère les affaires d’un siege , et coûtent quelquefois bien du monde quand elles sont mal employées et qu*on se presse trop.

Les choses étant donc rétablies et toutes en m Egg état, il y aura deux partis à prendre : celui de se loger. de plein saut sur le haut des brèches , pous- sant de Yive-force tout ce qui s’y présentera, ou- ` de s’y prendre commeil a été proposé pour les brèches a- canon, page 14,5 de ces Mémoires.

Que si. l’entrep1·ise paraît trop dure et hasardeuse, il vaudra mieux rattacher encore fois le mineur et recommencer à canonner , pour donner toute: :l?étendne,désirable. aux brèches, qui est un préférable à· tous les autres; et que l'ennemi ne soutient presque jamais, et cependant gagner toujours terrain.

Voilà, a mon sens, le chapitre des mines suffisamment expliqué, à l'aide des dessins contenus dans les planches 16, 17, 18 et 19.