Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/231

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grand monde à la fois ,· et·la garde ne se monte que de cinq ou six jours l’u.n; au lieu que les assiégés, quelque bonne conduite qu’ils puissent tenir, ne peuvent pas se dispenser d’avoir le tiers de leur monde en garde , l’autre au bivouac , et la plus grande partie de l’autre occupée aux retranchemens,_reparations , et au service du canon, ce qui les presque continuellement; de sorte que de trois ionrs il y en a du moins deux où on peut dire qùù-les deux tiers de la. garnison souffrent beaucoup ; la bonne disposition de nos batteries de toutes espèces les allant chercher partout ; et l'on peut dire qu’il n’y a pas un seul endroit dans toute la partie de la place opposée aux attaques, qui ne soit très-dangereux;·ce ne se peut sans souffrir de grandes pertes.

Il ne se faut donc pas étonner si les places se rendent plus tôt qu'elles ne faisaient autrefois ; la quantité de_dehors qu'elles ont de plus, dont la défense fatigue et consomme bien du monde, et les avantages que les attaques prennent sur elles, bien plus considérables que du passé, affaiblissent tellement les garnisons qu’il n’y en a guère (et j’ose dire pas une) qui soit assez hardie pour se commettre à une dernière affaire, dont le mauvais succès, presque certain, les exposerait à être taillées en pièces.

Voilà nos attaques conduites à leur fin par les voies les plus courtes, les plus raisonnables et les