Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/28

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1704, un grand manuscrit qui contenait tout ce qu’il y a de plus fin et de plus secret dans la conduite de l’attaque des places, présent le plus noble qu’un sujet puisse jamais faire à son maître, et que le maître ne pouvait recevoir que de ce seul sujet.

En 1706, après la bataille de Ramillies, M. le maréchal de Vauban fut envoyé pour commander à Dunkerque et sur la côte de Flandre. Il rassura par sa présence les esprits étonnés ; il empêcha la perte d’un pays qu’on voulait noyer pour prévenir le siège de Dunkerque, et le prévint d’ailleurs par un camp retranché qu’il fit entre cette ville et Bergues, de sorte que les ennemis eussent été obligés de faire en même temps l’investiture de Dunkerque, de Bergues et de ce camp, ce qui était absolument impraticable.

Dans cette même campagne, plusieurs de nos places ne s’étant pas défendues comme il aurait souhaité, il voulut défendre par ces conseils toutes celles qui seraient attaquées à l’avenir et commença sur cette matière un ouvrage qu’il destinait au Roi, et qu’il n’a pu finir entièrement[1]. Il mourut le 30 mars 1707, d’une fluxion de poitrine accompagnée d’une grosse fièvre, qui l’emporta en huit jours, quoiqu’il fut d’un tempérament très-robuste et qui semblait lui promettre encore

  1. Le Traité de la Défense des Places