Page:Verhaeren - Contes de minuit, 1884.djvu/36

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II



Alors, là bas, à l’extrémité de la rue, une petite vierge en bois, raide dans sa robe de soie argentée, sortit de sa chapelle pendue à l’arbre et se mit à marcher. Les chemins lui faisaient comme une jonchée d’aubépines. Son voile de tulle se soulevait par gonflements, son nimbe luisait d’un reflet stellaire. Elle passait avec une légèreté d’hirondelle, frisant l’eau de son vol.

Quand elle fut arrivée au prochain