Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/399

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VIII


UN POUACRE


À Jean Moréas.


 
Avec les yeux d’une tête de mort
Que la lune encore déchaîne,
Tout mon passé, disons tout mon remord
Ricane à travers ma lucarne.

Avec la voix d’un vieillard très cassé,
Comme l’on n’en voit qu’au théâtre,
Tout mon remords, disons tout mon passé
Fredonne un tralala folâtre.

Avec les doigts d’un pendu déjà vert
Le drôle agace une guitare
Et danse sur l’avenir grand ouvert,
D’un air d’élasticité rare.