Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/401

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IX


MADRIGAL


 
Tu m’as, ces pâles jours d’automne blanc, fait mal
À cause de tes yeux où fleurit l’animal,
Et tu me rongerais, en princesse Souris,
Du bout fin de la quenotte de ton souris.
Fille auguste qui fis flamboyer ma douleur
Avec l’huile rancie encor de ton vieux pleur !
Oui, folle, je mourrais de ton regard damné.
Mais va (veux-tu ?) l’étang là dort insoupçonné
Dont du lis, nef qu’il eût fallu qu’on acclamât,
L’eau morte a bu le vent qui coule du grand mât
T’y jeter, palme ! et d’avance mon repentir
Parle si bas qu’il faut être sourd pour l’ouïr.