Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/394

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VÊPRES RUSTIQUES


XIX


Le dernier coup de vêpres a sonné : l’on tinte.
Entrons donc dans l’Église et couvrons-nous d’eau sainte.

Il y a peu de monde encore. Qu’il fait frais !
C’est bon par ces temps lourds, ça semble fait exprès.

On allume les six grands cierges, l’on apporte
Le ciboire pour le salut. Voici la porte

De la sacristie entr’ouverte, et l’on voit bien
S’habiller les enfants de chœur et le doyen.

Voici venir le court cortège, et les deux chantres
Tiennent de gros antiphonaires sur leurs ventres.

Une clochette retentit et le clergé
S’agenouille devant l’autel, dûment rangé.