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IV

MARCELINE DESBORDES-VALMORE


En dépit en effet d’articles, l’un très complet de ce merveilleux Sainte-Beuve, l’autre peut-être, oserons-nous le dire ? un peu court de Baudelaire, en dépit même d’une sorte de bonne opinion publique qui ne l’assimile pas tout à fait à de vagues Louise Collet, Amable Tastu, Anaïs Ségalas et autres bas-bleus sans importance (nous oubliions Loïsa Puget, d’ailleurs, elle, amusante, paraît-il, pour ceux qui aiment cette note-là), Marceline Desbordes-Valmore est digne par son obscurité apparente mais absolue, de figurer parmi nos Poètes maudits, et ce nous est, dès lors, un devoir impérieux de parler d’elle le plus au long et le plus en détail possible.

M. Barbey d’Aurevilly la sortait jadis du rang et signalait, avec cette compétence bizarre qu’il a, sa bizarrerie à elle et la compétence vraie bien que féminine qu’elle eut.

Quant à nous, si curieux de bons ou beaux vers pourtant, nous l’ignorions, nous contentant de la parole des maîtres, quand précisément Arthur Rim-