Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, II.djvu/59

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
49
voyage en france par un français

ment penchaient par où ils devaient tomber, et des utopies fermentaient dans ces éducations manquées ; des idées d’égalité littérale, de liberté spéculative débordaient de leur enseignement et allaient former l’âme d’un Robespierre, d’un Camille, tandis que des Constitutions monstrueuses s’ébauchaient dans ces esprits malades sur les ruines de l’Ecriture mal comprise, méconnue, rejetée en fin de compte et de guerre lasse ! — les Arnaud, Nicole, ô Pascal, fou de génie et méchant homme en passe d’être un saint, ange et bête qui laissas la charité douter de ta damnation ou de ton salut définitifs, à force de mauvaise foi candide et de fanatisme ingénu, vous, filles de Port-Royal, anges de pureté si démons d’orgueil, même vous, le peu des convulsionnaires de bonne foi, — quelle honte, quel repentir et quel retour vers Pierre et ses fidèles, si vous eussiez pu voir à l’œuvre vos derniers et presque inconscients disciples, jusqu’à Lebon, juqu’à Gobel ! Sans parler de vos noms et de vos œuvres (jamais lues et pour cause !), toujours invoqués et jetés à la tête de la Foi cordiale et effective, que représentent encore ces grands Jésuites plus glorieux que jamais, par tout ce que la pourriture des temps engendre d’ennemis au Christ et à son Eglise !