Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/204

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


LE DIABLE


Car il est « à la mode » aujourd’hui, Messer Satanas, et le titre ci-dessus fleure l’actualité depuis le si mérite succès du La-Bas, par notre ami J. K. Hüysmans. Fut-il jamais plus question d’envoûtements, de vénéfices, de malengins, d’incubat-succubat, Messes-Noires et autres sortilèges que durant ce dernier trimestre ? Jusques aux maisons-de-rapport qui se mêlent à cette danse macabre… et c’est ici que le Diable éclate — cette fois, une fois n’est pas coutume — contre ces pauvres propriétaires — car dès que les « daïmons », comme dirait l’excellent pot te Jean Moréas, hantent un immeuble, quand même ce dernier serait situé sur le boulevard dédié au peu occultiste Voltaire, tous autres locataires, de chair et d’os, et de ressources épuisables peut-être ou sans doute, comme vous et moi,