Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/97

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À CÉLIMÈNE


Bon, encore une trahison !
Quand serons-nous à la millième ?
Ça vaudra mieux que de raison !

J’aime en toi ce trésor sans fin
D’amour en dehors l’un de l’autre
Et j’approuve ta belle faim.

Je ne comprends guère Strindberg
— Un nom qu’à grand’peine on prononce
De titre froid, tel un Spitsberg.

Plus tu nous auras tous faits tels
Que tu le veux j’espère, chère,
Qu’alors, sur nos fronts immortels

Pousseront aux prés, dans les bois,
Partout, autant de cornes belles
Que ton cœur a de beaux émois.