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PRÉFACE


Nous reproduisons ces notes écrites hâtivement par Pierre Dauze quelques heures après la mort de Verlaine, et qui étaient le projet de la Préface qu’il comptait écrire.


11 janvier 1896. — Verlaine est mort hier soir à 7 heures. Je l’ai appris ce matin en montant en voiture, au moment où j’allais me rendre chez lui, 39, rue Descartes, derrière le Panthéon.

J’avais en effet reçu la veille quelques mots de sa maîtresse, Mademoiselle Krantz, m’avisant que Verlaine était fort souffrant et qu’il désirait me voir.

Verlaine a succombé à une affection pulmonaire. C’est Catulle Mendès qui a pris soin de ses funérailles, ainsi que Vanier, son éditeur habituel.

Le poète n’avait pour ce dernier qu’une estime très mitigée. Il se considérait comme un peu exploité ; mais il est bien difficile de se prononcer, car lui-même était tellement irrégulier dans la livraison de son travail qu’il est délicat de juger lequel exploitait l’autre.

Mes propres rapports avec Verlaine ne remontaient pas à bien loin. Nous avions fait connais-