Page:Verlaine - Les Poètes maudits, 1888.djvu/39

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LES POÈTES MAUDITS 23 < ’■ ■ — ■ I ... Il , I il nous reste à considérer les dons plus élevés, dons suprêmes, magnifique témoi- gnage de rintelligence , preuve fière et française, bien française, insistons-y par ces jours de lâche internationalisme, d’une supériorité naturelle et mystique de race et de caste, affirmation sans conteste possible de cette immortelle royauté de l’Esprit, de l’Ame et du Cœur humains : la Grâce et la Force, et la grande Rhéto- rique niée par nos intéressants, nos sub- tils, nos pittoresques, mais étroits etplus qu’étroits, étriqués, Naturalistes de 1883 ! La Force, nous en avons eu un spécimen ilans les quelques pièces insérées ci-des- sus, mais encore y est-elle à ce point revê- tue de paradoxe et de redoutable belle humeur qu’elle n’apparaît que déguisée en quelque sorte. Nous la retrouverons dans son intégrité, toute belle et toute pure, à la fin de ce travail. Pour le moment, c’est la Grâce qui nous appelle, une grâce parti- culière, inconnue certes jusqu’ici, où le bizarre et l’étrange salent et poivrent l’ex- trême douceur, la simplicité divine de la pensée et du style. ^^h