Page:Verlaine - Les Poètes maudits, 1888.djvu/48

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


32 LES POÈTES MAUDITS Moi qui tremblais,sentant geindre à cinquante lieues Le rut des Béhémots et des Maelstroms épais, Fileur étemel des immobilités bleues, Je regrette TEurope aux anciens parapets. J*ai yu des archipels sidéraux ! Et des Iles Dont les cieux délira*3ts sont ouverts au yogueur : r-Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et Vexiles, Million d*oiseaux d’or, ô future Vigueur ? Mais,y rai, j *ai trop pleuré! Les aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer. L*âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes. O que ma quille éclate ! O que j’aille à la mer ! Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache Noire et froide où, vers le crépuscule embaumé, Un enfant accroupi, plein de tristesses, lâche Un bateau frêle comme un papillon de mai. Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames. Enlever leur sillage aux porteurs de cotons. Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes, Ni nager sous les yeux horribles des pontons ! Maintenant quel avis formuler sur les Premières Communions^ poème trop long f