Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/228

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qu’Axel Wickborn lui apporta et dont il avala une grande cuillerée.

Les troubles continuaient cependant, descendant jusqu’à la cavité stomacale, et le morceau de sucre imbibé de kirsch ne put les apaiser.

Le moment approchait donc où M. Patterson, de jaune devenu pâle, serait contraint de réintégrer sa cabine, où il était à craindre que le mal ne vînt à empirer. Louis Clodion lui demanda s’il avait bien observé toutes les précautions indiquées dans la formule.

« Oui… oui !… balbutia-t-il en n’ouvrant la bouche que le moins possible. J’ai même sur moi un petit sachet que m’a confectionné Mrs Patterson et qui renferme quelques pincées de sel marin… »

Et, vraiment, si le sachet en question n’amenait aucun résultat, si, après la ceinture de flanelle, le sel marin restait inefficace, il n’y aurait plus rien à faire !

Les trois jours qui suivirent, pendant lesquels il venta fraîche brise, M. Patterson fut abominablement malade. Malgré de pressantes invitations, il ne voulut point quitter sa cabine, retourna ad vomitum, — ainsi dit l’Écriture, — et ce qu’il eût dit