Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/28

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c’était néanmoins un agréable emploi des prochaines vacances, et M. Ardagh en fit aisément comprendre tous les avantages aux élus du concours.

En effet, ces Antilles, n’était-ce pas leur terre natale ?… La plupart, ils les avaient quittées, encore enfants, pour venir faire leur éducation en Europe… C’est à peine s’ils avaient foulé le sol de ces îles qui les avaient vus naître, à peine si leur mémoire en avait conservé quelque souvenir !…

Bien que leurs familles eussent abandonné cet archipel, — à l’exception d’une seule, — sans avoir la pensée d’y revenir, il en était parmi eux qui retrouveraient là des parents, des amis, et, tout considéré, pour de jeunes Antilians, c’était un beau voyage en perspective.

On en jugera d’après la situation personnelle de chacun des neuf lauréats, auxquels étaient attribuées les bourses de voyage.

Et d’abord ceux qui étaient d’origine anglaise, et en plus grand nombre, à Antilian School :

Roger Hinsdale, de Sainte-Lucie, vingt ans, dont la famille, retirée des affaires avec une belle aisance, habitait Londres ;

John Howard, de la Dominique, dix-huit