Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/94

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embarquer avant le lendemain, et l’Alert serait alors au large de l’Irlande.

Dès qu’ils furent hors de la taverne, après avoir franchi la cour dont la porte s’ouvrait sur une étroite ruelle, Harry Markel et Corty prirent d’un côté, John Carpenter et Ranyah Cogh de l’autre, estimant que mieux valait se séparer, afin de dépister les policemen en redescendant vers le port. Ils avaient rendez-vous à l’endroit où le canot les attendait près de l’appontement avec leurs six camarades, endroit que le maître d’équipage connaissait, car il avait plusieurs fois relâché à Queenstown.

Harry Markel et Corty remontèrent, et firent bien, puisque la rue était barrée par les constables à son extrémité inférieure, là où elle s’amorçait au quai. Déjà nombre d’agents occupaient cette rue au milieu d’une foule grossissante. Hommes et femmes de ce quartier populeux voulaient assister à l’arrestation de ces pirates de l’Halifax qui s’étaient échappés de la prison maritime.

En quelques minutes, Harry Markel et Corty eurent atteint l’autre bout de la rue, libre de ce côté, mal éclairée d’ailleurs. Puis, ils s’engagèrent à travers une rue parallèle, en redescendant vers le port.

Ils ne passaient pas sans entendre les