Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/75

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— Parce que cet astre-là possède lui-même une petite lune, qui lui sert de satellite ! »

En effet, un point lumineux, tel qu’apparaissent les satellites de Jupiter au foyer des instruments de médiocre puissance, se montrait assez nettement dans le champ de la lunette.

« Mais, si ce n’est pas la lune, qu’est-ce donc alors ? s’écria le capitaine Servadac en frappant du pied. Ce n’est pas Vénus, ce n’est pas Mercure, puisque ces deux planètes n’ont pas de satellites ! Et, cependant, il s’agit là d’une planète dont l’orbite est contenue dans celle de la terre, puisqu’elle accompagne le soleil dans son mouvement apparent ! Mais, mordioux ! si ce n’est ni Vénus ni Mercure, ce ne peut être que la lune, et, si c’est la lune, où diable a-t-elle volé ce satellite-là ? »