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le pays des fourrures.

« Le fort Reliance ? » (Page 19.)

la chair est excellente. Quant aux eaux du lac de l’Esclave, elles étaient très poissonneuses. Les truites y atteignaient des dimensions extraordinaires, et leur poids dépassait souvent soixante livres. Les brochets, les lottes voraces, une sorte d’ombre, appelé « poisson bleu » par les Anglais, des légions innombrables de tittamegs, « le corregou blanc » des naturalistes, foisonnaient dans le lac. La question d’alimentation pour les habitants du Fort-Reliance se résolvait donc facilement, la nature pourvoyait à leurs besoins, et à la condition d’être vêtus, pendant l’hiver, comme le sont les renards, les martres, les ours et autres animaux à fourrures, ils pouvaient braver la rigueur de ces climats.