Page:Verne - Le Village aérien, Hetzel, 1918.djvu/172

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grotte. En effet, la pluie qui menaçait se mit à tomber avec force vers huit heures.

Ainsi donc, après avoir retrouvé l’endroit où était venu s’installer le docteur Johausen, Khamis et ses compagnons partiraient sans savoir ce que ledit docteur était devenu !… Rien… rien !… Pas un seul indice !… Cette pensée ne cessait d’obséder Max Huber, alors qu’elle préoccupait assez peu John Cort et laissait le foreloper tout à fait indifférent. Il allait rêver de babouins, de chimpanzés, de gorilles, de mandrilles, de singes parlants, tout en convenant que le docteur n’avait pu avoir affaire qu’à des indigènes !… Et alors — l’imaginatif qu’il était ! — la grande forêt lui réapparaissait avec ses éventualités mystérieuses, les invraisemblables hantises que lui suggéraient ses profondeurs, peuplades nouvelles, types inconnus, villages perdus sous les grands arbres…

Avant de s’étendre au fond de la grotte :

« Mon cher John, et vous aussi, Khamis, dit-il, j’ai une proposition à vous soumettre…

— Laquelle, Max ?…

— C’est de faire quelque chose pour le docteur…

— Se lancer à sa recherche ?… se récria le foreloper.

— Non, reprit Max Huber, mais donner son