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mathias sandorf.

dont l’honorabilité était jusqu’alors sans conteste et la solidité à toute épreuve. C’était cette maison Toronthal, de laquelle Sarcany et Zirone avaient précisément parlé pendant leur halte au cimetière de la haute ville.

Or, cette circonstance toute fortuite allait avoir les plus graves conséquences, ainsi qu’on le verra dans la suite de cette histoire.

À propos de cet argent, dont il fut un instant question au cours de leur dernier entretien, Mathias Sandorf dit au comte Zathmar et à Étienne Bathory que son intention était de rendre très prochainement visite au banquier Silas Toronthal, afin de le prévenir qu’il eût à tenir ses fonds à sa disposition dans le plus bref délai.

En effet, les événements devaient bientôt engager le comte Sandorf à donner le signal attendu de Trieste, — d’autant plus que, ce soir-là même, il put croire que la maison de Ladislas Zathmar était l’objet d’une surveillance bien faite pour l’inquiéter.

Vers les huit heures, lorsque le comte Sandorf et Étienne Bathory sortirent, l’un pour regagner sa demeure de la Corsia Stadion, l’autre pour retourner à l’hôtel Delorme, ils crurent remarquer que deux hommes les épiaient dans l’ombre, les sui-