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la maison toronthal.

nature à l’intéresser, cela tenait, surtout, à ce qu’elle se rapportait au comte Sandorf, son client, dont la situation vis-à-vis de lui ne laissait pas de l’inquiéter, au cas où il exigerait un remboursement immédiat des fonds déposés dans sa maison.

« Eh bien, dit-il enfin, mon opinion est que c’est toujours de plus en plus vague !

— Rien ne me paraît plus net, au contraire, répondit Sarcany, que l’attitude du banquier ne démontait nullement.

— Avez-vous pu déchiffrer ce billet ?

— Non, Silas Toronthal, mais je saurai le déchiffrer, quand le temps en sera venu !

— Et comment ?

— J’ai été mêlé déjà à des affaires de ce genre, comme à bien d’autres, répondit Sarcany, et je ne suis pas sans avoir eu entre les mains, bon nombre de dépêches chiffrées. Or, de l’examen approfondi de celle-ci, il résulte pour moi que sa clef ne repose ni sur un nombre, ni sur un alphabet conventionnel, qui attribuerait à chacune des lettres une autre signification que sa signification réelle. Oui ! dans ce billet un s est un s, un p est un p, mais ces lettres ont été disposées dans un ordre, qui ne peut être reconstitué qu’au moyen d’une grille ! »

On sait que Sarcany ne se trompait pas. C’était