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la maison toronthal.

— Ah ! vous partez, monsieur le comte ? demanda vivement Silas Toronthal.

— Oui… dans une quinzaine de jours, au plus tard.

— Et vous reviendrez sans doute à Trieste ?

— Je ne le crois pas, monsieur, répondit le comte Sandorf. Mais, avant de partir, je voudrais mettre en règle toute la comptabilité du château d’Artenak, qui est en souffrance. J’ai reçu de mon intendant quantité de notes, fermages, revenus de forêts, que je n’ai guère le temps de vérifier. Ne connaîtriez-vous pas un comptable, ou ne pourriez-vous pas disposer d’un de vos employés, qui me rendrait ce service ?

— Rien ne sera plus facile, monsieur le comte.

— Je vous en serai fort obligé.

— Et quand auriez-vous besoin de ce comptable ?

— Le plus tôt possible.

— Où devrait-il se présenter ?

— Chez mon ami, le comte Zathmar, dont la maison est au numéro 89 de l’avenue de l’Acquedotto.

— C’est entendu.

— Ce travail, ce sera l’affaire d’une dizaine de jours, et, mes comptes une fois réglés, je partirai pour le château d’Artenak. Je vous prierai donc de tenir disponibles les fonds que j’ai chez vous. »