Page:Verne - Michel Strogoff - pièce à grand spectacle en 5 actes et 16 tableaux, 1880.djvu/2

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Michel Strogoff, courrier du Czar,

Ivan Ogareff, colonel russe,

Harry Blount, reporter anglais,

Alcide Jollivet, reporter français,

Le Grand-Duc, gouverneur d’Irkoutsk,

Le gouverneur de Moscou,

Wassali Fédor,

Le maître de police,

L’émir Féofar, khan de Tartarie,

Le général Kissoff,

Un capitaine tartare, le maître de poste,

Le général Voronzoff,

Un employé du télégraphe,

Premier fugitif, deuxième fugitif,

Un aide de camp, un agent de police,

Un grand-prêtre, un sergent tartare,

Deuxième aide de camp, un sergent tartare,

Premier voyageur, deuxième voyageur,

Un bohémien,

Marfa Strogoff, Nadia Fédor, Sangarre.



1er. – Le Palais Neuf.

2e. – Moscou illuminé.

3e. – La retraite aux flambeaux.

4e. – Le relais de poste.

5e. – L’isba du télégraphe.

6e. – Le champ de bataille de Kolyvan.

7e. – La tente d’Ivan Ogareff.

8e. – Le camp de l’émir.

9e. – La fête tartare.

10e. – La clairière.

11e. – Le radeau.

12e. – Les rives de l’Angara.

13e. – Le fleuve de naphte.

14e. – La ville en feu.

15e. – Le palais du Grand-Duc.

16e. – L’assaut d’Irkoutsk.



Acte premier


Premier tableau – Le Palais Neuf.


Une galerie à arcades, splendidement parée et éclairée, attenant à droite aux salons de réception du palais, à gauche au cabinet du gouverneur de Moscou. Portes à droite et à gauche dans les pans coupés. À gauche une vaste fenêtre à large balcon.


Scène I


Jollivet, le général Kissoff, l’aide de camp, officiers, invités, etc.


Ces divers personnages, groupés à droite, près de la porte du salon, regardent danser. On entend l’orchestre du bal.

L’AIDE DE CAMP. – Les salons peuvent à peine contenir la foule des invités.

LE GÉNÉRAL. – Oui, et les groupes de danseurs finiront par refluer jusque dans cette galerie... C’est magnifique !

JOLLIVET. – Quel est donc le voyageur qui a osé parler des froids de la Russie, général ?

LE GÉNÉRAL. – La Russie de juillet n’est pas la Russie de janvier, monsieur Jollivet.

JOLLIVET. – Non, certes, mais on croirait que monsieur le gouverneur a, pour cette nuit, transporté Moscou sous les tropiques ! Ce jardin d’hiver qui relie les appartements privés de Son Excellence avec les grands salons de réception est vraiment merveilleux.

LE GÉNÉRAL. – Que pensez-vous de cette fête, monsieur le reporter ?

JOLLIVET, montrant son carnet. – Voici ce que je viens de télégraphier, général : « Fête que gouverneur de Moscou donne en honneur de Sa Majesté Empereur de toutes les Russies, splendide ! »

LE GÉNÉRAL. – À merveille ! Les journaux français parleront de nous en bons termes. Il en sera de même des journaux anglais, je pense, grâce à M. Blount, votre confrère.

JOLLIVET. – L’orgueilleux et irascible M. Blount, qui prétend que l’Angleterre, cette reine de l’univers, comme il l’appelle, et le Morning-Post, ce roi des journaux, comme il le nomme aussi, doivent toujours être informés les premiers de tout ce qui se passe sur le globe terrestre !

LE GÉNÉRAL. – Ah ! tenez, le voici.


Scène II


Les mêmes, Blount.


JOLLIVET. – Je parlais précisément de vous, monsieur Blount !

BLOUNT. – Oh ! c’était une grande honneur que vous faisiez...

JOLLIVET. – Mais non, mais non !

BLOUNT. – Que vous faisiez à vous-même !

JOLLIVET, riant. – Merci ! Il est charmant. Avouez, monsieur Blount, que si vous avez, comme je n’en doute pas, un excellent coeur, l’écorce en est furieusement rude !

BLOUNT. – Mister Jollivet, quand une bonne reporter anglais quittait son