Page:Verne - Voyage au centre de la Terre.djvu/33

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exutoire ordinaire, on pouvait craindre que leur tension ne le fît éclater d’un instant à l’autre.

Je me croisai les bras et j’attendis.

Je pouvais d’un geste desserrer cet étau de fer qui lui serrait le crâne, d’un mot seulement ! et je n’en fis rien.

Cependant j’avais bon cœur. Pourquoi restai-je muet en pareille circonstance ? Dans l’intérêt même de mon oncle.

« Non, non, répétai-je, non, je ne parlerai pas ! Il voudrait y aller, je le connais ; rien ne saurait l’arrêter. C’est une imagination volcanique, et, pour faire ce que d’autres géologues n’ont point fait, il risquerait sa vie. Je me tairai ; je garderai ce secret dont le hasard m’a rendu maître ! Le découvrir, ce serait tuer