Page:Vicaire - José-Maria de Heredia. Sa bibliographie, 1906.djvu/55

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À une ville morte, Le Vieil orfèvre, Émail, Le Récif de corail. Le Samouraï, Le Lit, Sur un marbre brisé.

Enfin, j’extrais d’une lettre que m’a adressée M. Émile Blémont, le passage suivant :

«... Comme curiosité, je vous signale un très curieux sonnet pastiche de Paul Verlaine, signé par lui : José-Maria deHeredia, et dont j’ai publié le fac-imilé, avec une lettre

de Verlaine à moi adressée de Fampoux, dans le numéro de la Revue du Nord du 1er février 1896. Ce fac-similé a, je crois, été reproduit plus tard par l’Artiste avec des lettres que Verlaine m’a écrites d’Angleterre, je vous en donne copie ci-incluse...»

C’est dans une lettre, datée du jeudi 13 juillet [1871] que Paul Verlaine a envoyé à M. Émile Blémont le sonnet en question, intitulé : Retour de Naples ! qui commence par ce vers :

Don Luis Maria Juan José Benito

et finit par :

D’une Napolitaine au bon rire effronté,

« Ci-joint, écrit Verlaine, un sonnet façon Heredia, un de ces jours très bientôt, j’écrirai à Valade et lui enverrai deux dizains façon Coppée ».

Le fac-similé du « sonnet façon Heredia » occupe la page 84 de la Revue du Nord, livraison du 1er février 1896. Verlaine a non seulement pastiché la facture, mais même l’écriture de Heredia ; c’est une petite supercherie innocente, mais pour éviter des confusions, il était bon de la signaler.