Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/178

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Et dans la coupe des fleurs
J’ai vu scintiller des pleurs.

Ô chercheuse d’aventures,
Ô charme des créatures,

Lumière aux flots radieux,
As-tu déserté les cieux ?

Compatissantes étoiles,
Chères sœurs, pourquoi ces voiles ?

Quand vos flammes, ô couchants,
Brûlent la mer et les champs,

Quelle peine vous rend tristes ?
Qui pâlit vos améthystes,

Crépuscules si légers
Parmi les bois d’orangers ?

— Ah ! comment ne pas comprendre ?
Cette amoureuse si tendre,

Ce trésor de pureté,
Cette idéale beauté,

Ce n’était que ta jeunesse ;
Crois-tu donc qu’elle renaisse ?