Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/18

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Carabosse et Mélusine
À leur tour ont clabaudé.
— « Écoutez, voisin, voisine,
Notre sœur a cascadé.

« Et celui qu’elle préfère,
C’est le garçon du moulin. »
— « Pas possible ! Quelle affaire !
Seigneur, que c’est donc vilain !

« Narrez-nous toujours la chose. »
— « Voici : C’était un beau blond.
Ils se rencontraient… Je n’ose
Vraiment en dire plus long. »

— « Bah, racontez tout de même. »
— « Eh bien ! donc, il lui parla.
Elle répondit : Je t’aime. »
— « Tiens, tiens, voyez-vous cela. »

— « Et depuis lors, Dieu sait comme
En plein bois ils se baisaient. »
— « Oh, maman ! Baiser un homme ! »
— « C’est pourtant ce qu’ils faisaient. »

— « Et d’où vient cette nouvelle ? »
— « C’est Robin qui l’apporta. »
— « Pauvre Sœur ! » — « Pas de cervelle ! »
— « Patati — et patata ! »