Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/61

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ISOLINE


I


 
Isoline, à la fenêtre,
Regarde la mer couler.
— « Oh ! je voudrais m’envoler,
Comme un aiglon, loin du maître,

« Enfoncer mon éperon
Dans les flancs du vent qui passe,
Tourbillonner dans l’espace,
Comme un feu de bûcheron,

« Au jour nouveau près d’éclore,
Jeter ma vie et mon sang,
M’abîmer en frémissant
Dans l’eau fraîche de l’aurore !