Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/63

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


 

L’amour qui gronde,
Pleure et sourit,
Par qui fleurit
L’âme du monde.

Le ciel est clair,
La nuit rougeoie.
Un vent de joie
Court sur la mer.

À mille lieues,
Voyez grandir
Et rebondir
Les vagues bleues.

Voyez, voyez
Comme elles jouent
Et puis secouent
Leurs crins mouillés.

Sur le prestige
De leur beauté,
Une clarté
Passe et voltige.

Leurs seins menus
S’épanouissent,
Des perles glissent
Sur leurs bras nus.