Page:Villemain - Essais sur le génie de Pindare, 1859.djvu/162

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154 ESSAIS suit LE GÉME DK PINDARE

Le style en est simple, mais la poésie nouvelle, même après Homère :

« Les cavales (i) qui m’entraînent se sont élancées « aussi loin que le cœur me poussait, puisqu’elles « m’ont porté sur la voie glorieuse de la divinité, qui « place l’homme éclairé au milieu de tous les mystères. « C’était le but de ma course ; c’était là que m’empor- te laient les intelligents coursiers attelés à mon char. « Des vierges dirigeaient la route, les vierges du soleil, « quittant les demeures de la nuit pour la lumière, cl « de la main écartant les voiles de leurs fronts. L’essieu ’< enflammé dans le moyeu jetait un sifilement; car il «était entraîné par le double tourbillon des roues, « tandis que les chevaux précipitaient leur course.

« Là sont les portes des chemins de la nuit et du <f jour, roulant entre leur linteau et leur seuil de granit : « élevées dans l’élher, elles se ferment par d’immenses « battants; et Ja Justice laborieuse en garde les doubles « clefs. Les vierges, l’ayant interpellée de douces paro- « les, lui persuadèrent adroitement de retirer des portes «( sans délai le lourd verrou. Aussitôt emportés les bat- te tanls laissèrent vide un large espace-, en faisant rouler « des deux côtés dans les écrous les gonds d’airain in-

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