Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/85

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


d’une vigueur telle qu’il étouffe les loups, d’une seule étreinte à la gorge, sans daigner tirer son couteau de chasse. Plus bas : Quant à ce qui le menacerait du lointain, les vingt mille forestiers du Schwartzwald, mineurs, sabotiers, bûcherons, anciens soldats, tous ! lui sont plus dévoués qu’au roi !


Miklaus, réfléchissant

Au fait, — au fait, vous pourriez avoir raison ! — D’ailleurs, il est assez surprenant qu’il n’ait même pas demandé, je crois, à maître Janus de quitter, un moment, ses travaux et sa solitude pour venir examiner un peu le visiteur.


Gotthold, après un silence

Oh ! le docteur n’a que faire de voir les gens pour les connaître.


Miklaus, le regardant

Hein ?


Gotthold

Il les aperçoit, il les devine dans le son de voix de ceux qui lui en parlent.


Hartwig, mettant la main sur l’épaule de Gotthold, en riant

Voyons ! — Maître Janus n’est pas un sorcier, cependant, Gotthold ?