Page:Vivien - Cendres et poussieres 1902.djvu/124

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Et je dirai très bas : « Rien de moi n’est resté…
Mon âme enfin repose… ayez donc pitié d’elle…
Qu’elle puisse dormir toute une éternité. »
Je dormirai, ce soir, de la mort la plus belle.

Que s’effeuillent les fleurs, tubéreuses et lys,
Et que meure et s’éteigne, au seuil des portes closes,
L’écho triste et lointain des sanglots de jadis.
Ah ! le soir infini ! le soir trempé de roses !