Page:Vivien - Cendres et poussieres 1902.djvu/15

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INVOCATION


 
Les yeux tournés sans fin vers les splendeurs éteintes,
Nous évoquons l’effroi, l’angoisse et le tourment
De tes baisers, plus doux que le miel d’hyacinthes,
Amante qui versas impérieusement,
Devant l’Aphroditâ dont le furtif sourire
Dépasse en cruauté les flèches de l’Erôs,
L’orage et l’éclair de ta lyre,
Ô Psapphâ de Lesbôs !